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L’apéro, un rituel, une tradition, d’où vient son histoire ?

On le nomme quand le soleil, la famille et les amis se pointent. Il fait trinquer les verres et fait décompresser les plus grincheux. Avec lui les rires s’entremêlent à ceux qui veulent refaire le monde.

On l’aime depuis la nuit des temps, hiver comme été, invité à toutes les tables, je veux bien sûre parler de l’Apéro ! Mais qui est réellement ce faiseur de bonne humeur ?

Si on remonte à l’époque de l’Egypte antique, les populations se partageaient déjà quelques dattes, et fruits secs et ce n’est pas par hasard qu’aujourd’hui nous buvions de la bière sous le nom de ‘heneqet’ puisqu’ils en buvaient déjà tièdes !

Les grecs de l’antiquité avaient créé une sorte de réunions de buveurs « les symposions « qui célébraient les dieux de la vigne et de l’ivresse. Certaines scènes de l’apéro étaient même représentées par des artistes.

Au moyen Age l’apéro est hiérarchisé. Le petit peuple reste au pain et à l’eau tandis que les serfs s’en donnent à cœur joie à l’alcool pour raisons médicales. On confectionne surtout des vins à base de plantes et des liqueurs.

« C’est aussi à cette époque qu’apparaît le fait de trinquer avant de manger. Affolés par l’idée de mourir empoisonnés, les seigneurs « tchinaient » à deux reprises avec leurs hôtes pour que tous les contenus se mélangent et que, si quelqu’un avait l’idée de mettre du poison dans un verre, il finirait par en avoir dans le sien. Plus tard, on prendra également l’habitude de dire « tchin tchin » en trinquant. Expression qui vient des Britanniques qui se trouvaient en Chine et qui ont rapporté avec eux une dérive de « tsing tsing » qui veut dire « salut ».

Au 16e siècle à la Renaissance on rentre dans l’ère du raffinement. Le vin et le cognac deviennent les boissons favorites. La tapenade fait son entrée et devient un incontournable par la suite.

Au 19e siècle, les pubs et les promotions sur l’alcool martèlent la population. L’alcoolisme devient une maladie qui inquiète et interpelle les autorités religieuses. Une première prise de conscience, un verre entre amis, oui, mais avec modération.

Avec la révolution industrielle, une classe ouvrière se développe et une volonté de créer des liens. L’apéritif n’est plus une simple boisson mais devient un moment particulier et convivial et se rapproche à ce que l’on connait aujourd’ hui. Après la seconde guerre mondiale, souffle un vent de liberté. On n’a plus besoin de raisons médicales ou de divinité à célébrer. L’apéritif se transforme en repas qui devient même un concept que l’on appelle aujourd’ hui : l’apéro dînatoire.